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Le Domaine de Bossarnet suite

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Description

Le Domaine de Bossarnet suite

Peu de temps après l’acquisition de cette propriété, je constituais « le domaine de Bossarnet ». D’ailleurs, la première fois ou nous avons débarqué la bas, avec voitures et fourgons (les vendeurs les livreurs) tous marqués publicitairement au nom du Domaine de Bossarnet, je vous dis pas la tête des voisins, ils devaient se dire « mais il est fou ce type », effectivement je ne rentrais pas dans leur cadre de pensée unique. Ah là la !

Les travaux effectués, cette demeure devenait non seulement habitable mais agréable à vivre, j’y venais donc régulièrement, tout d’abord professionnellement puis quelques mois après j’avais le plaisir d’y recevoir mon épouse et les enfants, à qui il doit rester des souvenirs impérissables, comme, les parties de cache cache dans le château voisin, qui appartenait à un banquier de Paris (il y passait certains week-end pour la chasse en particulier), qui, séduit par la manière de se comporter des enfants (c’est sans doute ça l’éducation, certains parents feraient bien de s’en inspirer…), leur avait permis de venir s’y amuser. A ce propos du Château, il faut que je précise, lorsque je me présentais auprès des nouveaux clients comme le gérant du Domaine de Bossarnet en vue de la vente de mes vins, ces clients potentiels me disaient souvent : « ah oui nous connaissons, quel magnifique Château » je ne leur précisais pas qu’il ne s’agissait que du chai à coté, et puis quoi ! Il faut bien faire rêver les gens, trop souvent triste !  Pour ceux qui voulaient avoir l’honneur d’y être reçu, j’expliquais que nous étions en période de travaux au château, je les recevrais avec plaisir au chai à coté… (Oh bais alors ! je suis vraiment désolé que des gens ne puissent pas comprendre ça, enfin…).

Par contre j’y recevais régulièrement des copains ou surtout des amis pour y faire la fête, ils ne se faisaient pas prier pour venir à ma table, qu’ils savaient d’excellente qualité « Mère Jaquari »  oblige...

Je me rappelle d’un jour d’été ou je m’y trouvais seul un soir; je rencontre le voisin, de mon âge, en instance de divorce qui s’était acoquiné avec une dame du coin (et d’ailleurs pour qu’il ne puisse pas y avoir de constat d’adultère à son encontre, ils dormaient tous les deux sous une toile de tente devant leur maison…), je m’associe à leur solitude, et les invite à dîner; quelle soirée ! La bouteille de cognac (une fine champagne de 15 ans) déjà entamé, ne lui a pas suffit, il a fallu en ouvrir une autre ! Mais comme le disent ceux qui connaissent le coran, ce n’est pas l’alcool qui est interdit, c’est l’ivresse. Il finit par s’endormir sur mon canapé, nous laissant dans une discussion pas très intéressante avec sa dulcinée, puis en titubant, ils partirent se coucher sous leur fameuse toile de tente, en me précisant : « la prochaine fois ce sera chez nous, enfin nous l’espérons, ce putain de divorce ne va sans doute pas durer ! ».

Nous nous invitions régulièrement, les mois passèrent, le printemps se finissait. C’était l’époque où, j’avais sollicité l’aide d’une jeune connaissance d’Orléans, Michel (un cousin de mon  beau-frère) un maçon en quête de boulot, pour faire de menus travaux au domaine, Ce soir-là je rentrais au domaine, lorsque j’aperçois le voisin, toujours joviale et de bonne humeur qui rentrait de la pêche, il me dit avec un large sourire : « vient à la maison ce soir je reçois un copain extra, on va se marrer », d’accord, mais je viens avec Michel, nous y serons vers 20 heures…

Nous nous sommes effectivement amusés, mais il faut que je plante le décor de cette soirée peu banale. Nous arrivons à 20h30 pour rencontrer le voisin, son copain (un gars dans nos âges, qui s’occupaient de faire faire des ballades, aux touristes, dans les collines du coin, avec ses chevaux), ses quatre enfants (tous plus délurés les uns que les autres), et la mère du fameux copain (une dame d’environ 80 ans, une pêche pas possible, souriante, qui avait toujours une blague à sortir, grâce à sa manière de conter (il lui manquait beaucoup de dent) tout le monde était plié de rire), et la nouvelle amie du voisin. Nous avons festoyé longtemps, mais à cette époque à  21h : il  fait encore jour… A la fin du repas, tous bien chaud, nous décidâmes de faire une partie de belote à quatre ; le voisin avec Michel et moi avec le copain (qui se trouvait être l’amant de la femme du voisin, je l’avais compris au fil du repas…) Faut suivre ! On a passé les parties de jeu, à tricher grossièrement, les deux autres ne voyaient rien, les yeux englués par l’alcool, c’était vraiment du délire ! Nous nous quittions vers 23H. Michel regagnait ses pénates dans la grange et moi ma chambre.

Puis vint l’époque des soucis, peu agréables, que peut connaître tout chef d’entreprise ;  un mauvais millésime qui avait mis par erreur à la vente, la malversations de certains employés (reconnu par le tribunal de commerce, mais trop tard le mal était fait) des charges qui devenaient insurmontables , et pour couronner le tout car je n’avais pas le temps de m’occuper de tout, alors j’ai fait confiance, le maçon (en charge de travaux au domaine) m’a complètement escroqué (ce qui n’étonnera pas ceux qui connaissent les gens du cru) pour finir par racheter, pour une bouchée de pain bien entendu, cette propriété à la barre du tribunal. Il s’en est d’ailleurs vanté, plusieurs années après, d’avoir fait une bonne affaire. On ne se refait pas : « escroc d’un jour, escroc toujours ».

Et voilà comment c’est terminé, cette belle aventure, qui reste encore aujourd’hui un excellent souvenir.

Je tourne la page et je passe à autre chose.

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